Ski, Beaufort et Compagnie...

Publié le par Nicolas

Voici le récit d'une dizaine de jours passés à la montagne entre amis, avec pour thèmes : ski, beaufort et compagnie...

 

Jeudi

Arrivée à Chamonix à 4h30 par le train de nuit. Je dois m'armer de patience et surtout lutter contre le sommeil pour ne pas rater le train suivant qui part à 6h30 pour m'amèner à Saint Jean de Maurienne. Mauvaise surprise à l'arrivée, le bus a du retard, j'avais prévu d'arriver à 9h00 à Saint Sorlin. Je temporise en prenant un bon petit déjeuner. J'appelle les comparses que je dois retrouver (Mathieu, Damien, Jean Charles, Jef et sa soeur Delphine) pour les avertir des mon infortune. C'est Jef qui décroche et il a la voie bien caverneuse, la soirée de la veille a visiblement été agitée. Mon retard est même le bienvenue je crois. A mon arrivée au logement tout le monde dort de nouveau. Chacun commence à émerger tranquillement, à noter que le réveil de Jef semble être plus difficile que pour les autres... Le temps que tout le monde finisse de s'éveiller, je reprends rapidement mes habitudes et vais chercher le pain.

Je profites du petit déjeuner pour prendre des nouvelles des exploits du début de la semaine. La palme va à Damien et Jef qui ont tenter l'expérience du Télémarque. Vidéo à l'appui, il n'y a pas à dire, ils ont du style. Seul bémol, Jef a une entorse au poignet, reste de ces quelques jours d'expérimentation. Vu les couleurs de tout le monde le beau temps semble avoir été au rendez-vous.

Direction les pistes ensuite. Le bus scolaire, pardon le combi de Jef, nous dépose au pied des pistes.

Malgré le fait que la neige ne soit plus tombée depuis deux semaines, elle reste relativement bonne. La mise en route est un peu difficile, j'ai du mal à suivre ces fous furieux de la glisse. Le monde étudiant est bien loin et nous nous papifions, après un pique nique sur une crête au soleil, nous prenons le chemin d'un restaurant d'altitude pour un café-chocolat.

Petit à petit, j'en apprends un peu plus sur les activités de la semaine, et en particulier celles de la veille. Ils ont visiblement écumés les bars hier soir et fait quelques sympatiques rencontres qui n'ont pas manqué d'alimenter les conversations du jour, mais malheureusement sans suite: dommage Damien, ce sera pour une autre fois.

Le retour en fin de journée est assez exceptionnel: c'est la première fois que je vois un bouchon sur une piste! Au passage d'un goulot sur une piste bleue, les skieurs débutants ne manquent pas de s'empaler sur les tas de neige ou panique sur les plaques de neige dure. Du coup c'est la panique et beaucoup n'avancent plus. Heureusement, ce n'est qu'un détail et cela ne vient pas ternir une bien belle journée.

A l'arrivée au logement, une forte odeur de pieds se dégage... dernier arrvié, tous les soupçons se tournent vers moi. J'ai beau plaider non coupable, on ne me laisse pas la présomption d'innoncence.

undefinedUne bonne bouche et un bon goûter plus tard, il est déjà temps de passer à l'apéro. Tout cela pendant que la femme du logis s'affaire à la cuisine à préparer le dessert (pain perdu). Rassurez vous, nous ne sommes pas des goujats finis, et préparons le plat principal (gratin de crozet). Si les quantités au premier abords semblent démesurées, c'est sans tenir compte de nos appétits gargantuesques. Tout le plat y passe.

Nous sortons ensuite et je découvre le lieu des exploits de la veille. L'ambiance est visiblement plus calme. Une petite partie de fléchette vient agrémenter la soirée, et il faut dire ce qui est, nous ne sommes pas des flèches (moi en particulier), à mettre peut être sur le compte de la fatigue... Il est temps d'aller se coucher.



Vendredi

Pour changer, je vais chercher le pain frais de bon matin. Pour cette dernière journée, mes compagnons semblent décidés à sortir des pistes. Vu ma forme, ou pluôt méforme, je préfère rester raisonnable en ce début de matinée. Nous profitons, une fois de plus d'un grand soleil, ce qui nous incite à profiter pleinement une fois de plus d'une grande pause déjeuner. Jef rennonce à la pause café pour partir dans un ride impressionant (dommage que la video écrase la pente).

Alors que Delphine nous abandonne sur blessure, le reste de l'équipe sort également un peu des pistes. Ma technique faisant défaut, je dessine une superbe baignoire dans la neige, avec pour robinet l'un de mes skis planté dans la neige... Encore émoustillé par cette chute, j'ai bien du mal à terminer la descente dans une neige qui devient de plus en plus lourde. De retour sur les pistes, nous avons la chance de croiser Jef. La journée se termine par un boarder cross géant au fond d'une combe entre les skieurs (heureusement sans coups d'épaules, ni de batons).

De retour à l'appartement, il est déjà temps de refaire mon sac, heureusement pour une autre destination, les vacances ne sont pas encore terminées pour moi. Je dois retrouver mes amis d'enfance pour une semaine à Beaufort. Précision importante suites aux accusations de la veille, j'arrive en premier à l'appart' et point de mauvaise odeur... alors qu'à l'arrivée du reste de la troupe et surtout de leurs pieds libérés, une « douce » odeur emplie l'atmosphère! Je ne citerais pas de nom mais je dirais juste que les surfeurs ne font pas que nous faire suer sur les pistes (la personne concernée se reconnaitra).

Pour cette dernière soirée, nous errons à la recherche d'un restaurant, d'un vrai, et pas d'une crêperie ou d'une pizzeria. Nous échouons au bout de la station dans un petit resto au cadre bien sympathique. La carte y est alléchante, mais nous sommes un peu déçu, la plupart des plats traditionnels ne sont que sur commande... ce sera donc classique : fondue savoyarde! Elle est excellente, si ce n'est avec un arrière goût de pas assez.

Une fois de plus, la soirée se termine dans le bouge du coin, mais cette fois ci elle ne s'éternise pas trop en prévision du voyage retour pour certains.

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Samedi

Journée de transition. Je passes une bonne partie de mon temps sur des terrasses de café à attendre le bus et le train, au soleil bien sûr... J'arrive en soirée dans le petit village de Beaufort, du même nom que le fromage... Hélène et Gigi sont déjà là et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont assurés pour le logement. Nous avons le rez de chaussé d'un chalet situé dans un hameau surplombant le village. C'est typique et charmant. Et que dire de l'accueil, la propriétaire nous a déposé des confitures maison et de la brioche pour nous souhaiter la bienvenue. La petite troupe se constitue au fur et à mesure de la soirée. Au final nous sommes une dizaine : Hélène et Gigi (les GO), Isa et Nat (les quasi locaux), Sam et Stéphanie (les néo caouins), Natacha et Mathieu (les petits beurres nantais) et Vincent (l'homme au sérieu, autre nom de la pinte dans ce beau pays).

Pour bien commencer une semaine, placée entre autre sous le signe de la gastronomie, nous dégustons un confit de canard aux pommes sarladaise: la barre est placée trop haut!

 

Dimanche

 

Je me réveille de bonne heure avec le doux ronronnement de Vincent. Tout le monde émerge petit à petit pour finir par former une bien belle tablée au petit déjeuner. Direction la location de matériel et les pistes. J'ai moins la pression cette fois-ci, les descentes sont beaucoup plus softs, chacun prenant tranquillement ses marques. Pour nous donner des idées pour la suite, nous faisons notre pause repas au bord du snowpark à regarder les sauts s'enchaîner... c'est encore un peut tôt pour nous.

undefinedPour rejoindre la piste, deux solutions se présentent. La version de Nat qui consiste à remonter quelques mètres pour rejoindre la piste, ou la version « fainéant » qui consiste à couper en léger hors piste dans de la neige lourde. Eh bien, la majorité n'a pas toujours raison... Je pense qu'Isa et Hélène et en particulier leurs muscles en sont sortis bien échauffés. Ce malgré des tentatives de refroidissements rapides dans la neige. L'après midi se poursuit toujours sur un rythme tranquille, sous le soleil...

De retour à l'appartement, tout le monde semble accuser le coup, surtout après un bon goûter. Celui ci à peine fini, il est déjà l'heure de l'apéro, puis de la raclette! Nous n'échappons pas à la tradition qui veut que les vacances au ski sont une succesion de phases de ski, entre lesquelles ont passe son temps à manger.

 

Lundi

 

Réveil toujours aussi matinal. J'enfile un short et direction Beaufort au pas de course. Objectif : croissants et pain frais. Après un petit cross de 10 minutes en alpage et en forêt (en descente), j'atteinds ce que je crois être mon objectif (repéré la veille), pour découvrir que la boulangerie est fermée... le lundi! Heureusement, après renseignement, il y en a une autre dans le centre, ouf! Qui dit descente, dit montée. Me voici donc reparti dans l'autre sens, mais à un rythme un peu moins soutenu.

De retour au logement, la quiétude reigne toujours. Le temps de finir de dresser la table que les premiers esprits s'éveillent, peut être enivrés par l'odeur du café?

Sam et Stéph' ont l'intention de passer des planches à LA planche aujourd'hui. Heureusement, ces néo surfeurs ont prévu l'équipement de survie : les protèges poignets. Je me demande s'il ne faudrait pas songer à intégrer un oreiller pour l'arrière train dans leur kit?

Pendant que nous finissons d'explorer le reste du domaine, Isa et Nat (surfeurs aguerris) s'occupent de leurs poulains. Et honnêtement, après une matinée d'abnégation, les progrès sont prometteurs.undefined

Après un pique nique agrémenté de Beaufort (dernière fois que je le précise, après cela devient une constante), je me lance avec Nat comme un dératé sur les pistes. La neige est excellente sur le haut domaine : « l'éclate totale, ah ouais, ah ouais » (citation d'un trio de comiques français plus ou moins connus).

Nous finissons par une pause en terrasse au milieu des vaches et d'un chien de berger. Nous ne nous sommes pas trompés de saison, il s'agit juste de joyeuses personnes qui se sont déguisées. Vinc' commence à mériter son surnom de « sérieu » en commandant une pinte (première d'une longue série, sur la semaine, pas sur la journée quand même).

Isa et Nat doivent malheureusement nous quitter, le week-end prolongé se termine hélas pour eux. La soirée est difficile pour les téméraires surfeurs qui adoptent une belle démarche de cowboys. Tout le monde sombre une fois de plus rapidement dans le sommeil.

 

Mardi

 

Re footing matinal et boulangerie. Je croise la factrice qui me regarde avec des yeux éberlués et ne manque de me faire une réflexion sur ma tenue légère. Au programme aujourd'hui : changement de station : les Contamines. Je retrouve avec plaisir cette station dont j'ai déjà bien profité à Noël. Les débuts sont difficilesundefined pour Hélène qui n'est pas en confiance sur une neige dure et avec une mauvaise visibilité. Heureusement, son prince charmant, j'ai nommé Gigi, est là pour prendre soin de sa petite personne. Pendant ce temps, nous faisons un petit tour du domaine et faire les fous fous dans le boardercross.

Nous retrouvons Hélène et Gigi à la terrasse d'un restaurant d'altitude. Nous agrémentons nos sandwichs de vin chaud et de frites. Pour courroner le tout, je prends une « petite » part de tarte à la myrtille. Il paraît que la gourmandise est un vilain défaut, je me demande si ce n'est pas l'un de mes principaux...

De retour sur les pistes, je présume un peu trop le moral d'Hélène et nous entraîne sur une piste rouge. Si le début se passe sans encombre, un petit blocage se produit à un endroit où beaucoup de skieurs se trouvent concentrés. Je me retrouve à faire la descente en chasse neige avec Hélène derrière moi. Dommage car techniquement, elle s'en sort très bien, il lui manque juste un peu de confiance, cela viendra progressivement.

 

Mercredi

 

Aujourd'hui c'est relâche pour moi. Pas de footing matinal et surtout pas de ski. Sam, Stéph et Vinc' prennent la direction des Saisies. Hélène et Gigi d'Arèches. Pour ma part je vais me balader à Beaufort, faire le marché, visiter la fromagerie et surtout me la couler douce. Je suis rejoint par Hélène et Gigi en début d'après midi pour une petite balade dans les environs. Malgré le ciel couvert, celle-ci est des plus agréable. Alors que nous descendons en sous bois, nous avons même la chance d'apercevoir des chamois. C'est une chance en cette saison, d'autant plus qu'ils sont difficiles à repérer avec leur pelage sombre d'hiver. Nous finissons par atterrir dans le petit troquet du coin autour d'un bon chocolat chaud. De retour à l'appartement, il semble que nous ne soyons pas les seuls à avoir passé une bonne journée.

 

Jeudi

 

La vue est exceptionnelle ce matin avec une couche nuageuse qui se désagrège progressivement pour laisser apparaître les montagnes éclairées d'une belle couleur orangée. Ma petite balade est superbe, et quel calme.

Les exploits de la journée sont cette fois ci aux Saisies. Ils sont notamment placés sous le signe de jeux en tout genre. Je m'amuse à passer sous les jambes de Vincent en skiant, non sans mal. Et surtout, tous les « mâles », peut être suite à une poussée d'hormone, vont faire quelques sauts sur les bosses du snowpark. Tout le monde s'en donne à coeur joie, non sans apréhension et avec succès.

undefinedPour finir la journée en beauté, suite à une erreur d'orientation, nous échouons sur les pistes de ski de fond. Deux solutions s'offrent à nous : soit faire la queue une demi heure dans les remontées, soit faire du ski de randonnée le long des pistes de ski de fond pour rejoindre la partie du domaine où sont les voitures. Nous optons bien entendu pour la deuxième! Cette balade en hors piste est finalement bien agréable, mais ce sentiment n'est visiblement pas partagé par Stéphanie qui semble douter du bien fondé de ce périple. En bon gazier qui se respecte,je devrais normalement éviter de mettre de l'eau dans le gaz, mais là c'est raté.

Malgré la fatigue, nous trouvons cette fois ci la force pour une petite veillée jeux. Je vous laisse juger par vous même de la bonne humeur qui règne autour de la table.

 

Vendredi

 

Le temps est couvert aujourd'hui. Malgré ces conditions, cela n'empêche pas nos surfeurs débutants de ré-éditer leurs exploits en relouant des planches. Pendant ce temps nous allons jouer sur le haut du domaine. Nos ardeurs sont vites refroidies par le temps qui se dégrade. Nous préférons nous replier dans un restaurant d'altitude. Vincent confirme une fois de plus sa réputation avec un sérieu. Je reste classique avec un vin chaud. La situation restant bloquée, nous enchaînons avec un apéritif beaufortin (kir et dés de beaufort). Nous resterions bien manger au chaud, mais il nous faut rejoindre Sam et Stéphanie.

Etrangement, nous sommes un peu euphorique... A seul fin de nous réperer sur les pistes, nous nous mettons même à chanter.

De retour au bas de la station où Sam et Stéphanie nous attendent, nous préférons abandonner face aux conditions météo et retourner au logement.

Il est de nouveau temps de faire nos valises, mais cette fois-ci pour moi aussi c'est la bonne, le séjour touche à sa fin. Pour clore la saison gastronomique, je suis missioné pour le dernier repas. Je fais dans la démesure avec un gratin de Crozets pour 10, alors que nous ne sommes que 6... Du coup nous sombrons tous d'un profond sommeil.

 

Samedi

 

undefinedAlors que Vincent, Sam et Stéph' reprennent la direction de la région nantaise, avec Hélène et Gigi, nous avons le droit à un peu de rabbe. Et nous avons bien fait d'en profiter jusqu'au bout. S'il pleut en bas de la station, en haut il neige! 15 cm de neige fraîche nous attendent, au milieu d'une visibilité correcte et avec bien peu de personnes sur les pistes. Quel bonheur de skier sur une telle neige avec une sensation de glisse et de flottement enfin retrouvée. Tout le monde se lâche et Hélène y va même de son premier « hors piste » dans la poudreuse. Le syle demande encore un peu à être travaillé, mais l'efficacité est là et elle arrive sans encombre à bon port. Bon port qui est d'ailleurs le restaurant d'altitude déjà éprouvé hier, et pour lequel nous comptons bien cette fois-ci rester manger.

La neige est un peu moins bonne dans l'après midi (je deviens difficile) mais cela nous fait quand même finir sur une excellente note.

Nous prenons ensuite la direction de Valence où Isa et Nat nous accueillent dans leur « château ». Nous y sommes reçus commes des rois.

 

Dimanche

 

Nous profitons des derniers rayons de soleil sur la terrase des châtelins avant de reprendre la direction de Paris. Les meilleurs choses ont hélas une fin.

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Publié dans Amis

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